La problématique: Pourquoi lutter contre le décrochage physique

La problématique: Pourquoi lutter contre le décrochage physique

La problématique: Pourquoi lutter contre le décrochage physique

La sédentarité chez les jeunes adultes

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux adultes de 18 à 64 ans d’accumuler minimalement 150 minutes d’activité physique (AP) modérée ou 75 minutes d’AP intense par semaine (OMS, 2009). Pour retirer davantage de bénéfices sur le plan de la santé, l’OMS recommande 300 minutes à intensité modérée et 150 minutes à intensité élevée par semaine.

http://www.who.int/dietphysicalactivity/factsheet_recommendations/fr/

À ce sujet, l’organisme « Jeunes en forme Canada » souligne qu’en 2010, seulement 31 % des jeunes Canadiens ont atteint ces directives internationales. En 2005, près du tiers (29 %) des garçons de 15 à 24 ans et près de la moitié (46 %) des filles de cette tranche d’âge étaient inactifs physiquement durant leurs loisirs (Fédération des cégeps, 2010). Lors de sa recherche menée auprès de 985 étudiants de cégep, Grenier (2006) a montré que 39,8 % des femmes et 16,6 % des hommes déclaraient faire moins d’une heure d’AP par semaine.

Toutefois, une recherche longitudinale menée par Lemoyne (2012) auprès de 536 cégépiens a démontré que leur pratique d’AP augmente au cours de leur passage au cégep. Il a aussi pu constater qu’à la première session, les étudiants font en moyenne 1 heure 13 minutes d’AP par semaine, tandis qu’après avoir complété les trois cours d’éducation physique, ils effectuaient en moyenne 2 heures 56 minutes d’AP par semaine (Lemoyne, 2012).

D’autres ont étudié les obstacles à la pratique d’AP chez ce public particulier (Grenier, 2006), notamment à partir de la théorie du comportement planifié (Lemoyne, 2012). Cependant, aucune recherche, à notre connaissance, n’a étudié les relations entre la motivation et le temps d’AP.

 Les jeunes Québécois dépendants aux écrans*

Les jeunes Québécois n’ont jamais passé autant de temps devant un écran. Durant leurs temps libres, ils passent en moyenne 23 heures par semaine devant un ordinateur, une console de jeu ou la télévision. Chantal Guimont, médecin et chroniqueuse, explique que ce chiffre, qui est en nette augmentation, n’est pas sans conséquence sur la santé des jeunes.  

La sédentarité, le fait de rester assis plus de deux heures, sans se lever, diminue la circulation du sang dans notre corps et c’est à ce moment que les problèmes de santé peuvent se développer. « Le fait d’être fixe devant un écran […], ça crée des problèmes à long terme. À court terme, ça peut mener à de l’embonpoint, à de l’obésité ou encore au diabète. »  

Combien d’heures un jeune devrait-il passer devant un écran? « Il n’y a pas de chiffre magique, » nous dit Chantal Guimont. Toutefois, viser moins de 15 heures par semaine favoriserait une meilleure santé. Enfin, la façon la plus efficace de transmettre à ses enfants les bonnes habitudes et de les encourager à s’activer, c’est en donnant l’exemple!

*http://ici.radio-canada.ca/emissions/le_15_18/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371586

Les filles moins actives

Or, il appert que les filles, quel que soit leur groupe d’âge, sont moins actives que les garçons. En effet, dès la fin du primaire s’amorce un processus de désengagement de la pratique d’activités physiques qui se poursuit jusqu’à l’âge adulte et cette tendance est plus présente chez les filles. Il ressort que seulement 10 % d’entre elles seront actives à l’âge de 25 ans si elles ne pratiquaient pas un sport à l’âge de 10 ans. En 2012, 72 % des filles atteignent moins de la moitié du temps recommandé pour être considérées comme actives. “De là l’importance de les aider à trouver des activités physiques qui les motivent.”

Les principaux motifs d’abandon de l’activité physique- La motivation

Être motivé et maintenir la motivation sont les clés du succès pour le maintien de l’activité physique et l’adoption de saines habitudes de vie.

La perte de plaisir est aussi un facteur décisif quant au processus d’abandon d’activité physique. « Le plaisir est un facteur déterminant de la participation sportive chez les adolescents. Le passage du primaire au secondaire est une période où les jeunes sont dans un processus de construction de leur identité. S’ils sentent qu’ils ne sont pas bons, ce qui n’est pas plaisant, ils se tournent vers leurs amis. Et à l’adolescence, ce sont les pairs qui prennent le plus d’importance en matière de la pratique d’activité sportive. Si leurs amis bougent, ils vont bouger, sinon ils vont décrocher. » 

Pour ces principales raisons, la présente étude propose d’analyser la problématique de la sédentarité sous l’angle de la dynamique motivationnelle, en exploitant la théorie de l’autodétermination.

Motivation autodéterminée et pratique d’activités physiques. Parmi les variables qui déterminent la pratique d’AP de façon régulière et suffisante, Sallis et Owen (1999) identifient le facteur motivationnel. Il existe actuellement plusieurs dizaines de modèles susceptibles d’expliquer les processus motivationnels (Tessier, 2013 ; Pasco & Spreux, 2014).

Cependant, les trois modèles théoriques les plus représentatifs de la production scientifique sont les théories de l’autodétermination, les théories des buts d’accomplissement et les théories de l’autorégulation (Cury & Sarrazin, 2001).

La théorie de l’autodétermination a été préférée pour cette recherche, car elle est particulièrement adaptée au domaine de l’AP (Biddle, Chatzisarantis & Hagger, 2001, p. 19; Sweet, Fortier & Blanchard, 2014).

Selon la théorie de l’autodétermination (TAD), les êtres humains sont naturellement portés à vouloir se développer et à maîtriser les défis que leur offre leur environnement (Tessier & Sarrazin, 2013). Cette théorie, développée par Deci et Ryan (1985), définit trois types de motivation placés sur un continuum : motivation intrinsèque, motivation extrinsèque et amotivation (AM).

La motivation intrinsèque est généralement définie comme le fait de pratiquer une activité physique ou sportive pour elle-même, pour le plaisir de participer à l’activité et en l’absence d’obligation externe (Brière, Vallerand, Blais & Pelletier, 1995 ; Deci & Ryan, 1985). Ce type de motivation représente le plus haut niveau d’autodétermination (Hauw, 2006). Lorsqu’un individu est motivé intrinsèquement, son engagement dans la pratique d’AP et sportive est spontané, nourri par l’intérêt, la curiosité ou le défi que véhicule l’activité (Tessier & Sarrazin, 2013). C’est ce type de motivation qui prédomine chez les individus qui ont un mode de vie actif (Hedstrom & Gould, 2004 ; Kimiecik, 2005). En effet, plusieurs études rapportent que c’est d’abord pour le plaisir que les personnes pratiquent des activités physiques dans leurs loisirs (De Bourdeaudhuij, Sallis & Vandelanotte, 2002 ; Stucky-Ropp & Dilorenzo, 1993).

La motivation extrinsèque La motivation extrinsèque (ME) s’exprime lorsqu’un individu agit dans le but d’obtenir quelque chose de plaisant (récompense) ou d’éviter quelque chose de déplaisant (contrainte). La motivation extrinsèque représente un niveau moindre d’autodétermination par rapport à la motivation intrinsèque (Hauw, 2006). Lorsqu’on parle de ME, certains auteurs l’associent à une forme de motivation « instrumentale » pour signifier que l’activité ou l’objet qui motive n’est qu’un moyen pour atteindre un autre but (Tessier & Sarrazin, 2013).

L’amotivation à la pratique sportive se caractérise par un individu qui ne perçoit pas de relation entre ses actions et les résultats obtenus (Pelletier & Vallerand, 1993). L’amotivation est une forme de résignation. Un individu amotivé aura la perception que ses comportements sont causés par des facteurs indépendants de sa volonté (Hauw, 2006). Ainsi, le niveau d’autodétermination est inexistant ou extrêmement faible chez ce type d’individu.

Ces trois types de motivation s’influencent mutuellement et varient en fonction des expériences vécues (Dupont, Carlier, Delens & Gerard, 2010 ; Vallerand, 1997). Dans le cadre de cette recherche, nous postulons que les niveaux et les formes de motivation ont une relation avec la pratique d’AP.

Source: https://eduq.info/xmlui/bitstream/handle/11515/34812/leriche-walczak-vandercleyen-motivation-education-physique-collegial-article-acfas-2017.pdf?sequence=2

SOMMAIRE DES ACTIVITÉS MAVIA©

BougeBouge est un organisme d’économie sociale qui rassemble les communautés québécoises et canadienne autour des principes de la motivation à la vie active. L’organisation a été inspirée et créée par la double olympienne en triathlon Kathy Tremblay.

 

La mission de l’organisation est de prévenir le décrochage physique chez les adolescents, les jeunes familles et les retraités par le rassemblement des acteurs de vie active dans les communautés. Nos initiatives visent à comprendre et à promouvoir l’activité physique, en mettant une emphase particulière sur la motivation. BougeBouge valorise les modes de vie sains afin de prévenir les maladies chroniques.


Nos actions tendent à stimuler et à former les gens au concept MAVIA© basé sur les motivations, qui met au coeur de ses actions l’éducation du besoin d’autonomie, le développement du sentiment de compétence et le besoin de connexion sociale. Notre vision est de créer la pérennité d’un mouvement pour des collectivités actives où la vitalité est durable.

LE SYSTÈME ÉDUCATIF DANS UN MONDE NUMÉRIQUE

Le monde numérique actuel génère de multiples transformations sociales, culturelles et économiques. Il modifie aussi la forme et le contenu des connaissances ainsi que les façons d’y accéder. Les communications et les relations entre les personnes, les organisations et les institutions sont profondément transformées par la présence sans cesse grandissante du numérique dans toutes les sphères de l’activité humaine. Il y a plusieurs décennies, l’introduction de l’informatique s’est faite progressivement à l’initiative des établissements d’enseignement. Aujourd’hui, l’entrée du numérique est largement menée par les élèves, les étudiantes et les étudiants, et son utilisation dans les salles de classe est devenue une réalité incontournable. L’enjeu du numérique n’est pas simplement technologique, où il ne s’agirait que de renforcer des dispositifs pédagogiques avec de nouveaux outils. Il porte, avant toute chose, sur la mission même de l’éducation, qui est de former des citoyennes et des citoyens, et de favoriser l’égalité des chances pour une insertion réussie dans la société et une vie professionnelle active. Le numérique a également un impact considérable sur les modes d’intégration sociale et de participation à la vie citoyenne, et il touche particulièrement les jeunes, qui sont des utilisateurs des technologies mobiles. Simple et interactif, le Web met à la portée de toutes et de tous le partage de l’information de même que le réseautage de personnes et de groupes. Les médias sociaux illustrent bien le rôle grandissant du numérique dans les interactions sociales et la création de contenu, en mettant à profit l’intelligence collective et l’esprit de collaboration.

Voir annexe: 8.2 La problématique – 8.2.1 La sédentarité chez les jeunes adultes 8.2.2 Les jeunes Québécois dépendants aux écrans*- 8.2.3 Les principaux motifs d’abandon – La motivation

 

LA DIVERSITÉ CROISSANTE DES BESOINS ET DES POPULATIONS

La diversité des besoins est également liée aux conditions particulières d’autres populations en croissance comme les personnes handicapées, ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, ou encore les personnes issues de milieux économiquement défavorisés. En même temps, d’autres réalités persistent comme des taux plus importants de décrochage scolaire chez les garçons que chez les filles, des indices élevés de défavorisation dans les communautés autochtones et les milieux éloignés des grands centres, et l’abandon plus rapide de l’activité physique chez les filles. S’ils exigent légitimement des services de qualité, ils sont aussi de plus en plus enclins à demander un enseignement adapté aux besoins, aux caractéristiques ou aux talents de leurs enfants.

 

BougeBouge oeuvre dans le secteur sport et loisirs au Québec, qui correspond à :

  • 65 fédérations unisports ou unihandicaps;
  • plus de 85 disciplines sportives;
  • au-delà de 60 000 entraîneurs;
  • environ 700 000 personnes affiliées à une fédération, dont plus de 30 000 visent les plus hauts sommets de l’excellence sportive.